Longtemps, les crédits d’impôts et les prêts travaux classiques ont constitué la voie principale pour le financement des travaux. S’ils demeurent encore incontournables aujourd’hui, ils sont désormais concurrencés par d’autres solutions de financement. Avant de vous engager dans vos travaux d’agrandissement ou de rénovation, tenez-vous informé des aides et solutions de financement susceptibles de réduire la facture de vos travaux.

Les crédits travaux classiques : la solution incontournable

La plupart des personnes qui projettent de réaliser des travaux ont encore aujourd’hui recours au crédit travaux traditionnel. Proposé par les établissements financiers (banques, organismes prêteurs, etc.), il permet d’emprunter une somme d’argent définie destinée à la réalisation des travaux. À cet emprunt est appliqué un taux d’intérêt plus ou moins élevé selon la durée du prêt, son montant, etc. Il est ici courant de distinguer le « prêt travaux » (sommes limitées) et le « crédit travaux » (pour des sommes empruntées plus importantes). Dans les deux cas, l’emprunteur se doit de justifier la bonne utilisation des fonds versés via la présentation de devis/factures.

Les aides au financement de travaux énergétiques

Elles ont été multipliées ces dernières années, et vivement encouragées par l’Etat français. Lorsque les travaux entrepris ont pour vocation à améliorer la performance énergétique d’un logement, l’emprunteur peut accéder à différentes solutions de financement plus avantageuses. L’éco-prêt à taux zéro, le prêt développement durable, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) sont autant d’aides au financement des travaux énergétiques ayant vu le jour. Elles permettent, sous certaines conditions d’éligibilité, de bénéficier d’un taux d’intérêt réduit (ou nul) et/ou de bénéficier d’une prise en charge des frais engagés pour la réalisation des travaux. Seuls certains types de travaux (isolation, remplacement d’un système de chauffage, etc.) peuvent déclencher ces aides. Chacune de ces aides est encadrée par des critères précis (statut de l’emprunteur, ressources, plafond, date de construction du logement concerné, etc.). Ainsi, le prêt développement durable ne concerne par exemple que les propriétaires bailleurs ou occupants. Il est exclusivement destiné à des travaux d’éco-rénovation sur un logement achevé depuis plus de deux ans, et dans un montant maximum de 21 500 €. Selon l’aide visée, il peut être nécessaire de faire réaliser les travaux par un professionnel reconnu.

Les solutions de financement spécifiques

Dans certaines situations particulières, des organismes proposent encore d’autres solutions de financement de travaux. L’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) accorde des aides aux propriétaires à faibles ressources pour l’amélioration de leur logement (lutte contre l’insalubrité, adaptation au handicap, etc.). Il n’est également pas rare que les collectivités locales répondent présentes pour le financement de travaux via la mise en place d’aides spécifiques. D’autres solutions, comme l’ASE (Aide à la solidarité écologique) ou la prime énergie (octroyée par une entreprise qui fournit de l’énergie) sont des alternatives plus méconnues. Dans la plupart des cas, ces aides et solutions de crédits ne suffisent pas à financer l’intégralité des travaux. Il est alors nécessaire de les compléter par un crédit travaux classique. De nombreux organismes prêteurs proposent aujourd’hui de simuler une demande de crédit en ligne. Celle-ci permet d’évaluer vos possibilités d’emprunt et le montant des mensualités à rembourser pour réaliser votre projet de travaux.

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